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La liqueur est toujours réputée pour être une eau-de-jouvance
mais elle devient aussi liqueur plaisir. Ainsi, les publicités pour la
liqueur du Mont-Corbier illustrent bien cette préoccupation des liquoristes
: le produit doit être à la fois un apéritif au goût du public et avoir
des vertus hygiéniques. La distillerie de Mr Vincent Bon porte le nom
"d'usine" du pont d'Arvan, tant il est vrai qu'au XIXème siècle la fabrication
des liqueurs s'est industrialisée. Plusieurs raisons à cela : d'une part,
on dispose dorénavant de grande quantité d'alcool neutre obtenu à partir
du sucre de betterave ; d'autre part, l'alambic à colonne mis au point
par Cellier-Blumenthal en 1808 permet une distillation en continu en une
seule chauffe.
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  Dans les fabrications artisanales, c'est l'homme qui décide de façon empirique du moment ou l'on coupe la distillation pour éviter le passage de substances désagréables. Dans les appareils modernes, l'élimination des parfums indésirables est automatique, grâce à divers dispositifs. Entre les deux méthodes, le distillateur, tel Mr Bon, appuyait sa décision sur son expérience et sur les renseignements donnés par des instruments de mesure. Mais, quel que soit l'alambic utilisé, le principe de la distillation reste le même. Distiller, c'est séparer : un certain nombre de produits volatils (désirables ou non) accompagnent, précèdent ou suivent de près l'alcool dans son évaporation. Tout l'art de la distillation est de conserver dans les produits "de tête" ou "de queue" ceux qui donnent à l'eau-de-vie son goût, sa qualité, son bouquet et d'éliminer les parfums indésirables. |
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  Quatre opérations se succèdent :
le "dôlage", le "bâtissage", le "cerclage" et le "jablage". Les hommes
du tonneau se font rares et les outils du merrandier et du tonneliers
sont bien spéciaux. Aujourd'hui, ils ne sont plus fabriqués. Les tonneliers
qui travaillent encore les ont hérités d'un père, d'un oncle, d'un grand-père
tonnelier qui ont aussi légué leur vocation. M. Charpin possède un certain
nombre de tonneaux. Aussi, pour conclure l'exposition, l'évocation de
cette corporation, dont le savoir-faire remonte au Gaulois, s'impose.
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